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Ce qui est, ce qui devient...

Vendredi 16 mai 2008




Vois les couleurs du film se disperser

Dans les couleurs sans teintes de l’Histoire

Vois l’ivresse chaude de ton cœur

Se dissiper comme un nuage

Puis demandes-toi : c’est çà la vie, c’est çà ma vie ?


Souviens-toi des coups donnés au sort si sourd

Gifles de tendresses pour l'espoir de l’avenir

Rappelles-toi cette rage que tu plias dans la valise

Colères nouées à chaque creux de l’estomac

Puis demandes-toi : c’est çà la vie, c’est çà ma vie ?


On dit la guerre, la politique et la famine

Tu t’interroges sur le but de ce jeu

Sur ta place dans cette histoire qui te dépasse

Où chaque jour te rends coupable

Tu te demandes : c’est çà la vie, c’est çà ma vie ?


Aucune voix sourde ne te répond, ne te soulage

Pas un seul mot n’existe pour raconter ton seul malaise

Aucun verbe n’est assez fort pour t’apaiser de ce cauchemar

 Même les rêves ne sont pas dieu, tu restes ainsi dans la torpeur

Alors tu te demandes : quel est le but de ce jeu ?



HT

par hicham publié dans : Poêmes communauté : dans le monde de Nena...
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Jeudi 15 mai 2008

 

       



        Judith

Mes yeux te pleurent et tu manques à mes lèvres.


        Hicham

Je t’entends… oui,… j’ai l’envie de t’entendre…   l’envie, comprends-tu !


Toi, toi, toi, toi !!!! Mais pourquoi toi ? Où sont les autres ?


Et cette musique qui défile, répétitive, langoureuse, mélancolique... si prête à hurler le désespoir de nos cœurs qui s’effritent, eux-mêmes détruits telle l’âme maudite de ces anges déchus qui, hier encore, persistaient à serrer entre leurs ailes nos espoirs à jamais brulés vifs ; je suis asphyxié de souvenirs et me demande pourquoi c’est ainsi, tout bêtement, simplement…


Je me consume triste mais douce mélancolie, bien que tu soulages mon désir.


Les notes me happent comme tu m’aspires vers ces logorrhées blêmes qui me dépassent.

Abrutissant toute ma raison, elles m’éparpillent aux sept coins du ciel de ton cœur, immensité de ta puissance où, d’une étoile à l’autre, je n’ai de cesse de me confondre dans le murmure de ta lumière.


Aimes-moi et jamais ne t’enfuis, acceptes ma main non loin de tes lèvres, et ainsi nos larmes réunies seront la plus précieuse des rivières…



        Judith

Et que faire, si je ne pleure plus ?

Je ne suis pas un ange.

Je veux vivre, vivre enfin, et non plus mourir de l'absence de ton corps sous mes doigts.

M'aimeras-tu, ivre morte ?

Entendras-tu ma litanie du haut de ton épaule ?


A quoi bon laisser couler mon sang, mon cœur est vide de trop de blessures, mon ciel n'a pas d'étoile et ma seule lumière s'est éteinte quand tu es parti.


Nous rirons au rythme de la musique, à en perdre haleine, à ne plus rien voir d'autre que la folie si tendre qui nous enveloppe en cet instant.

Nous ferons l'amour en public sur ces plages de sable blanc qui éblouissent nos regards, et nous nous moquerons des envieux qui se retourneront à l'entente de notre extase.

Mes yeux sont ouverts et je te rêve.


M'aimeras-tu lorsque mes lèvres auront le goût de la mort ?


Et ça tourne, tourne, tourne...


Tu disparais, mais je ne veux que toi.

Alors nous la fredonnerons, cette si douce mélodie, entre deux mers, entre deux mondes, entre nous deux. Il ne restera en notre terre que ton ombre jointe à la mienne, et je crie, je crie, je crie ... attrape moi au vol, avant que je ne tombe et m'écrase de l'autre côté de la ruelle où j'ai tant souffert sous tes yeux.

Chanteras-tu avec moi ? Le jour où elle viendra me prendre ?


Réinventons les paroles de nos vies comme j'invente l'héroïne de notre histoire.

Nous ne sommes, hélas, que de pauvres soldats nus qui déambulent dans leur rêve commun, et je grimpe la falaise pour te rejoindre, guidée par cet air dont ma chair se nourrit.



        Hicham

Que j’aime entendre le son de tes désirs, ces plaintes mêlées à l’espoir fou que tu tortures d’une ligne à l’autre. Elles mènent mon pas aux portes même de l’infini!


Oui, berçons-nous de nos doux rêves et laissons à d’autres la litanie de nos tortures.

Errons ensemble dans ce monde impromptu où l’illusion, aussi stérile puisse-t-elle paraître, offre néanmoins matière à nos deux cœurs, de quoi asseoir leurs épanchements au sein du vide qu’est l’existence.


Construirons notre royaume ici-même, en haut d’une montagne de nuages blancs

Laissons le sable et la poussière aux incrédules et aux nantis

Aucun des cieux créés par l’homme n’est assez digne de notre union


Je chanterai pour toi où que le diable nous emporte, portant ta nuit et son ivresse sur chaque épaule de ma tendresse, ainsi sera obstinément toute la saveur de notre histoire… même le venin de Dieu n’y pourra rien !


Faisons et défaisons

Rasons puis construisons

Quoi qu’en dise la raison


Première des illusions

Premier de nos mensonges

Nous n’en sommes que l’éponge


Etre ou ne pas être n’est plus notre question, pas plus la mort que la vie. Suivre son cœur ou, à tout prix, le museler, là est l’unique épreuve de nos vies.



        Judith

Je tisse notre futur sur ce banc de gare qui abrite les heures durant lesquelles je t’attends.

Ton voyage est-il si long ?

M'oublies-tu ?


Reviendras-tu vieux et aigris comme tous ces incrédules à la larme béante ?

Je serai voûtée, et le temps aura dessiné sur ton visage des traits que je ne comprendrai pas.

La terre est bien trop basse pour nous, les pâtures bien trop vertes, inventons nos couleurs, celles que les autres rejettent parce qu'elles leur sont invisibles, aimons-les, aimons- les comme je t'aime, et je veux l'exclusivité de tes doigts sur mon corps, rien que moi, que Narcisse me jalouse, que le héros de la plus grande épopée te vénère, et ignorons les visiteurs sans retenue qui nous tireraient une balle dans le dos par désir d'être nous.


Rien que nous.

Toi pour moi, moi pour toi.


Et qu'importe si tu pars, de nouveau, je te suivrai cette fois, je serai ton ombre, ton souffle, ton seule et unique rêve, car je ne me partage pas, et jamais ne laisserai d'autres lèvres que les miennes parcourir ta nuque.


Muselons ce cœur et qu'il n'appartienne qu'à nous.

J'enferme le mien dans une prison de glace que seules tes larmes pourront faire fondre.

Jetons-le dans ce fleuve et rattrapons-le, pieds nus, volant à la surface de cette eau sans reflet.

Je ne veux que ton regard pour juge et  ta voix  pour caresse, jamais, promets-moi, tu ne briseras mes membres d'un coup d'ailes.



        Hicham

Je te promets, oui, te le promet, quelque soit le temps de mes voyages et où que mène mon périple, jamais je ne détruirai plus.

Tu peux être là, ailleurs ou même là-bas, aucun obstacle ne sera un frein sur le parcours de nos ondes si aimantes. Tel un flux continu, elles sont jonction de nos deux mondes affamés, îles désertes en mal de vie où seule la fleur du désespoir est unique nourriture.


Mes ailes t’emporteront et te bercerons

Peu importe où nous irons

Laissons au diable tous les jaloux

Les jalouses et leurs vains coups

Car quand la terre semble si basse

C’est qu’elle s’affaisse sous leur crasse


Qui sont-ils ces prétentieux pour se permettre de nous juger ?

Qui sont-ils pour dire le bien, pour dire le mal, le bon et le mauvais ?

Que savent-ils ces ignorants, de toi, de moi et d’eux-mêmes dans leur spectacle ?


Enfermé tant d’années, tant d’hivers et d’automnes à implorer leur ciel pour sortir de mon trou, je me sais aujourd’hui ce rescapé.

De paroles tortueuses en exploits meurtriers, bénit par les uns puis maudits par ces mêmes, adulé par des larves et haïs par des lâches, j’ai construit puis creusé cette tombe que je tends.

Se peut-il que je sois devenu un mort-vivant ?

Il me semble douce colombe…


A présent, j’ai un autre firmament à rêver, loin des pêchers, confessions et autres pardons.

Je te cède donc ma colère… elle s’incline face à la tienne.

Je me veux désormais de tes deux seins, m’y enfouir, y succomber, respirer à en crever…

Jamais plus je ne prierai, n’implorerai de bras tendus, qu’ils soient les tiens, qu’ils soient les leurs. Cependant je m’ordonne de ta violence… et veux mourir dans tes ténèbres.


Ainsi c’est fini, enfin c’est fini...


 

Judith :  http://my-chemical-litany.over-blog.com/

par hicham publié dans : Echanges et confidences communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 14 mai 2008

 

 


Elle est ma fille

Elle est le centre dorénavant

Elle est la mère

Elle est au centre évidemment

Mon cœur n’est que saison de leur histoire

Même si l’histoire n’est pas la mienne


Lecteur de leur romance

Contraint d’imaginer leurs regards qui se croisent

Pour comprendre chaque fois

Les chapitres terminés qu’elles déposent dans mes bras

Je n’ai plus d’horizons à lorgner

Dans ces chemins qui se dessinent à l’abri de mon regard


(2003)

HT

Malor, je remercie pour ta superbe illustration. A charge de revanche...!


Malor :  http://malor.over-blog.com/

par hicham publié dans : Parole song communauté : séparé(e) de son enfant
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