Lundi 8 septembre 2008
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Comment et avec quels mots vous décririez ce sentimet qui vous envahit quand:
Vous attendez que quelqu'un vous appelle et il n'appelle pas,
Vous appelez et vous ne recevez pas l'accueil chaleureux que vous attendez,
Il y a quelque chose qui vous angoisse, vous avez l'impression que quelque chose se prépare, comme un calme avant la tempête,
Et enfin: vous êtes au travail, vous devez rester calme et poli.
Je suis envahi par mes patients à l'extérieur et par ce sentiment qui me ronge à l'intérieur.
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Lundi 8 septembre 2008
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Parlons de mes patients.
Le SAMU m'appelle. Il y a un patient qui voulait se jeter de sa fenêtre. Ils sont appelés. Ils y vont ils négocient avec le patient. Ils appellent son médecin traitant pour un peu plus de
poids dans la négociation. Le patient accepte finalement de descendre mais il prend une plaquette de préviscan.
Il doit être hospitalisé en réanimation mais il refuse, il n'accepte non plus de prendre un calmant.
En fait le SAMU m'appelle pour que je fasse comprendre au patient qu'il faut une hospitalisation. Il arrive, il a du sang sur le visage et sur les mains, il est énervé, il tape dans les
murs.
Je veux lui parler, lui faire comprendre qu'il faut ACCEPTER les soins. Il s'énerve encore plus. "Je suis libre." "Je sors quand je veux." Il me neglige, il me fait peur en criant.
Je sors mon artillerie lourde: "Monsieur, vous pouvez pas sortir d'ici. Et si vous continuez à vous agiter je vous attache. Je vous amène aussi un traitement, si vous le prenez pas par la bouche je
vous le donne par injection après vous avoir attaché au lit."
Il prend le calmant comme un enfant sage!!
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Mardi 9 septembre 2008
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Très simplement j'avoue que depuis environ un mois que je tiens ce blog, je n'ai jamais pensé à sa qualité. Ma presque unique préoccupation fut le nombre d'article et
mon BlogRank. C'était une sorte de défi: augementer rapidement le BlogRank et pouvoir mettre de la pub sur mon site. Pas pour un ou deux euros que je vais gagner mais l'histoire que
"j'existe".
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Mardi 9 septembre 2008
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Mais je promets que désormais la qualité sera ma priorité.
A qui je fais cette promesse? A moi-même!
Pour tenir cette promesse je viens d'effacer quelques lignes que j'avais écrites juste après cette promesse!
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Mardi 9 septembre 2008
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Entre nous, même les gens qui me connaissent ne doivent pas compter sur mes promesses. Vous ne me connaissez que par ce prénom Hicham qui n'est pas le mien et ce site
club-jade qui n'a rien à voir avec mes centres d'intérêt. Vous ne pouvez pas compter sur moi, bien que je vous assure que je suis un homme fiable.
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Mardi 9 septembre 2008
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Ce matin je suis sorti dans le centre commercial, tout seul. Je me sens pas bien ces derniers temps, je pense que c'est la dépression.
Comme autre fois j'ai envie de chanter. Mes chansons préférées d'il y a plus de dix ans.
"Embrace moi pour la dernière fois"
"Laisse moi seul avec mes solitudes, je suis triste.
Ne me rappelles pas les jours ensoleillés, je suis triste.
Mon image est l'image d'un pot de fleur cassé,
Sans fleur et sans eau, je susi triste."
Et j'ai envie de pleurer.
PS Ne cherchez pas ces chansons dans votre répertoire française, elles ne viennent pas d'ici.
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Mardi 9 septembre 2008
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Ne soyez pas choqué(e) ou surpris(e) par cette question? reflechissez un peu avant de me répondre "mais non, vous êtes fous ou quoi?!!"
Par maladie j'entend maladie psychiatrique; par example la mélancolie, la manie, l'obsession ou le délire. Dans toutes ces maladies il y a plusieurs éléments que vous trouvez aussi dans
l'amour.
Quand vous êtes amoureux (se) vous avez une idée qui vous envahit, vous l'esprit qui est rempli (ou préoccupé) par cette idée, vous avez tout l'univers qui prend son sens en rapport avec cette
idée. Vous pouvez tout faire pour attaindre votre amour, vous pouvez tout sacrifier...
Eh bien, tous ces phénomènes se trouvent aussi dans les maladies mentales. Prenez un patient mélancolique qui a des idées d'indignité. Il se lève le matin dégouté de lui-même, il continue sa
journée en étant envahi par ces idées et enfin il fait tout pour cette idée. Si vous le laissez libre il se suicide.
Vous ne trouvez pas que c'est le même phénomène?
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Mardi 9 septembre 2008
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ça fait longtemps qu'un film ne m'a autant ému. Une beauté inouie.
ça commence par une rencontre. Plutôt des rencontres. Et ça se termine par une séparation. Plutôt des séparations.
Pour moi la beauté d'un film, ce n'est pas seulement le luxe, la brillance, le sexe... Ce qui m'intéresse est le pouvoir d'un film de poser des questions et ensuite de donner de pistes de
reflexion.
Dans cette réalisation il y a des intérogations et des éléments de réponses.
Il y du luxe au départ qu'on oublie facilement en voyant l'histoire.
Il y a de la beauté naturelle et des personnages qui est relégée au second plan.
Et enfin il y a de l'amour qui s'avère bientôt vide, vain et absurde.
Le film se termine par la notion de dévouement que l'histoire nous mène à respecter.
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Mardi 9 septembre 2008
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Oui c'est vrai. Le dévouement est plus respectable que l'amour.
Le dévouement d'un employé à son travail. Le dévouement d'un étudiant à son professeur. Le dévouement d'un disciple à son maitre. Et peut-être le dévouement d'un amant à sa maîtresse.
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Mardi 9 septembre 2008
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Ne soyez pas choqué(e) ou surpris(e) par cette question? reflechissez un peu avant de me répondre "mais non, vous êtes fous ou quoi?!!"
Par maladie j'entend maladie psychiatrique; par example la mélancolie, la manie, l'obsession ou le délire. Dans toutes ces maladies il y a plusieurs éléments que vous trouvez aussi dans
l'amour.
Quand vous êtes amoureux (se) vous avez une idée qui vous envahit, vous avez l'esprit qui est rempli (ou préoccupé) par cette idée, vous avez tout l'univers qui prend son sens en rapport avec cette
idée. Vous pouvez tout faire pour attaindre votre amour, vous pouvez tout sacrifier...
Eh bien, tous ces phénomènes se trouvent aussi dans les maladies mentales. Prenez un patient mélancolique qui a des idées d'indignité. Il se lève le matin dégouté de lui-même, il continue sa
journée en étant envahi par ces idées et enfin il fait tout pour cette idée. Si vous le laissez libre il se suicide.
Vous ne trouvez pas que c'est le même phénomène?
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Mercredi 10 septembre 2008
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Juste une citation pour l'instant:
Adolf Eichmann était réfléchi, ordonné et sans imagination. Il avait un profond respect du système, de la loi et de l'ordre. Il était obéissant, loyal, un officier
fidèle d'un grand État. Il a très bien servi son gouvernement. La santé mentale de Eichmann est dérangeante. Nous assimilons la santé mentale à un sens de la justice, à l'humanité, à la prudence,
à la capacité d'aimer et de comprendre d'autres gens. Nous comptons sur les gens sains dans le monde pour le préserver de la barbarie, de la folie et de la destruction. Et à présent nous
entrevoyons que ce sont précisément les gens sains qui sont les plus dangeureux.
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Jeudi 11 septembre 2008
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Je continue ma reflexion sur le danger des "gens qui nous entourent".
De qui il faut avoir peur?
Explicitement ou implicitement on dit souvent que "des malades mentaux biensûr".
ça fait dix ans que je travaille avec les malades mentaux, je n'ai presque jamais été agressé -j'ai reçu une fois une gifle d'une jeune femme maniaque. Je n'ai jamais entendu une phrase raciste ou
xénophobe de mes patients psychotique ou autres.
Après dix ans d'expérience je peux dire que je n'ai pas peur de maladie psychiatrique.
Mais pendant ces dix ans, comme tout le monde, j'ai été agressé, j'ai entendu des propos racistes et xénophobes, j'ai été menacé... toujours par des femmes et des hommes normaux.
Et si j'ai peur, c'est une peur des gens normaux.
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Jeudi 11 septembre 2008
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10:57
Pour continuer ma reflexion j'ai besoin de savoir qui est malade et qui ne l'est pas.
Je ne m'intéresse pas ici des définitions et des classifications de ces maladie. J'ai besoin de résumer tout dans une seule phrase, de les définir une seule fois, d'avoir une idée simple et
claire.
Pour moi un malade mental est quelqu'un qui est; de façon exagéré, affligeante ou dangereuse; loin de l'individu qui est attendu dans la société.
Je donne quelques examples.
On peut être triste à plusieurs moments de notre vie, mais quand la tristesse est trop longue, intense ou dangereuse (danger de suicide par example) on a "une dépression majeure", c'est à dire la
dépression maladive.
On peut avoir de temps en temps selon la situation une certaine exciation ou euphorie, mais si ça persiste, ça gêne les autres ou quand dans cette exhaltation on faire "n'importe quoi"; on est
malade maniaque.
On doit être vigilant et suspicieux dans la société. Il y a des gens qui sont trop vigilant et trop soupçonneux. Ce sont des "paranos".
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Jeudi 11 septembre 2008
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11:08
Selon l'endrois où on "met la barre", c'est à dire où on fixe la limite (ou les limites dans différents domaines), le pourcentage des malades change.
Pour CERTAINS théoriciens nous sommes tous malades.
Si vous ne me croyez pas fouillez-vous!! Vous allez surement trouver une petite manie, une petite dépression, une petite voix que vous avez entendue il y a longtemps ou une période ou vous étiez
trop "ouf".
Mais rassurez-vous si tout le monde est malade, la maladie ne sera pas "une affaire d'état"!! On vivra ensemble dans la paix!
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Jeudi 11 septembre 2008
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11:46
Si nous sommes tous un peu malades il faut nous enfermer tous alors. N'est-ce pas?
Non. Une maladie psychiatrique n'est pas synonyme d'enfermement (hospitalisation sous contrainte).
La loi française autorise une hospitalistion sous contrainte dans deux cas de figure:
1- quand l'état psychologique du patient ne permet pas son consentement et une prise en charge immédiate est nécessaire. En d'autres termes quand quelqu'un a besoin d'être pris en charge tout de
suite et on juge qu'il n'est pas assez bien pour donner son avis, il n'a rien à dire, il sera obligé d'aller à l'hôpital.
2- quand l'individu est atteint d'un trouble mental et ce trouble compromet l'ordre publique ou la sureté des personnes. Tous simplement quand le malade est dangereux.
Conclusion: si vous trouver un malade dans la rue vous ne pouvez pas crier sur les toits que les psy ne font pas leur boulot!!!
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