Samedi 6 septembre 2008
6
06
/09
/Sep
/2008
07:42
J’ai envie de parler ... J’ai envie de pleurer…Non c’est la nausée je crois.
J’ai l’intention de piocher dans ma serviette.
Parfois j’ai du mal à lire. Je me perd dans des abréviations, des mots tordus et tout ce que j’ai inventé pour protéger mes écrits, quand je n’avais pas encore ce coffre-fort.
Pourquoi détestais-je monsieur N ? Qui était mademoiselle P ? Je ne les saurais jamais.
J’ai marqué à plusieurs reprises JMP. J’ai transpiré pour retrouver la phrase originale : je pleurai même.
C’est vrai. J’étais déprimé et je dois avoir tout oublié…
Je reconstruis alors :
Samedi 30 août 2008
6
30
/08
/Août
/2008
19:56
Je suis médecin. J’ai vu beaucoup de morts. Si j’étais un porteur de valises, je n’aurais jamais eu ces expériences. Si j’étais un cow-boy, j’aurais pu être content
de mon existence.
Mais j’étais obligé d’assister des fins. Et même juste après cette belle phrase sur l’amour, j’ai vu un cadavre qui insultait la vie en montrant son sexe.
J’ai compris que c’est la mort qui perdure non pas l’amour, et c’est elle qui nous apprend la vérité non pas lui.
Sérieusement : l’espèce humaine, comment va-t-elle s’éteindre ?
Par Hachim
-
Publié dans : Sécheresse printanière
5
Samedi 30 août 2008
6
30
/08
/Août
/2008
19:51
Un après-midi d’été avec Masoud à la frontière Iran-Iraq :
On pensait à une chanson qui commence ainsi : « Quand tu
es là, le ciel est plein de lumière. Le chagrin est loin de mon cœur des milliers d’années.
» On la fredonnait dans une ambiance nostalgique… « Car
l’amour est la seule histoire qui perdure »
Tout d’un coup la sirène se fit entendre et nous sortîmes de l’abri. Derrière les collines un nuage de poussière
s’approchait de nous. Une ambulance arriva d’où nous sortîmes un soldat blessé par une mine. Au premier regard on vit qu’une jambe de la forme allongée sur le brancard était littéralement
arrachée. Deuxième coup d’œil : un teint livide et aucun mouvement…, il avait rendu l’âme. Quelques instants plus tard : sa main droite, ou peut-être gauche, je ne me rappelle pas
précisément, avait crispé son sexe.
Si j’étais capable de savoir à quoi pensait-il au dernier instant de sa vie et pourquoi la seule chose qu’il avait prise fut son pénis. Que voulait-il dire ?
Malgré mon petit univers, je vais aborder la question débattue depuis toujours, et paradoxalement escamotée : la
mort de l’humanité. Je suis certain qu’en dépit du silence des hommes, la disparaîtra tôt ou tard. Dieu négligera un jour ou l’autre, les incitations de Satan pour la continuer. Quelles seront
les dernières préoccupations des êtres vivants ?
Par Hachim
-
Publié dans : Sécheresse printanière
1
Samedi 30 août 2008
6
30
/08
/Août
/2008
19:48
Et si j’écrivais sur moi-même, sur mon passé et sur mon présent.
De temps en temps j’ai envie d’écraser cette cassette sous mes pieds, d’aller déchirer cette feuille de papier ou de
mettre du feu à cet objet.
Des fois je me rappelleun souvenir et je reste épouvanté par l’idée qu’il puisse revenir plus tard.
Quoi faire pour me débarrasser des jours gelés comme un hiver glacial ?
Des jours qui persistent comme un talisman, longtemps après leur existence, ou plutôt leur disparition et empoisonnent mon présent ?
Voilà quelques mois, nous étions allés à Disney land. Leur parade mis le monde dans l’allégresse générale. Parmi
cette exaltation j’eus soudainement envie de pleurer.
J’ai enduré des jours qui me paraissent encore interminables comme un hiver gelé, interminables comme la pétrification qu’induise le départ d’une chère au
printemps, interminables comme le silence lourd de l’été du désert, interminables comme le soir de l’automne…
Par Hachim
-
Publié dans : Sécheresse printanière
1
Vendredi 29 août 2008
5
29
/08
/Août
/2008
16:52
Voilà, si j’écris, c’est sur le voyageur. Sinon ce serait sur celui dont « le village n’était pas un village, c’était le lieu d’agonie des hommes en guerre
avec la nature. » Et chaque fois que je veux concevoir des personnages, de vrais personnages avec des noms propres, c’est Nekbat qui me vient à l’esprit. Il n’était pas Perse. Baloutche et
Zaboli non plus. Il n’était même pas Djadgal…Enfin, il n’a jamais existé!!
Par Hachim
-
Publié dans : Sécheresse printanière
0